• Episodes VII à IX

    Chapitre 7

    "Navigatrice au long cours,
    Lumineuse Perséide
    Au long de votre parcours
    Je vous prie d'être mon guide.
    Ephémère trait de feu
    Soyez sensible à mon voeu."

    Pour faire accomplir tous ses souhaits
    Il arrive qu'on tente
    Au coeur de l'été d'amadouer
    Une étoile filante.

    Ainsi le Snorque de tout coeur,
    Prie vers le firmament
    Pour la guérison de sa soeur
    Qui se meurt lentement.

    La Demoiselle Snorque est blessée.
    Son métier, c'est soldat
    Et Fourmilion n'a pas cessé
    De faire la guerre aux Rats
    Géants de Sumatra. Atteinte
    Au ventre elle respireEpisodes VII à IX
    Encore. Dans ses pupilles éteintes
    Et vides, le vampire
    A vu la Camarde approcher.
    Tout espoir est fini...
    Elle avance, prête à faucher...
    Bientôt c'est l'agonie...

    Le Snorque en est fou de douleur.
    Dès le lendemain il
    Quitte ce pays de malheur
    Pour rejoindre la ville.
    Il embarque sur le bateau
    Qui fait la traversée,
    Le "Matilda Briggs", un beau
    Vapeur tout en acier.

     

    Chapitre 8

    "Trois pour toi et trois pour moi,
    Encor trois qui font neuf fois :
    Brûle le feu, chaudron touille.
    Estomac d'apostat juif,
    Bile de chèvre, bois d'if :
    Brûle le feu, chaudron bouille."

    La Petite Mu s'affaire autour
    De son chaudron bouillant.
    Elle ressasse tour à tour
    Tous ces moments poignants :
    Le Snorque, le Kraken, la terreEpisodes VII à IX
    Et l’espoir recouvrés.

    Le ketch a remonté l’estuaire
    Au gré de la marée
    Montante et jeté ses amarres
    Au quai d’une cité.
    Bientôt, comme un nouveau départ
    La sorcière a trouvé
    Un travail plaisant, un foyer.

    Elle sent la douleur
    A son téton droit estropié,
    Pense aux mots : « petite soeur »
    Que lui a murmuré l'incube…
    Enfin quoi, elle n’a rien
    D’un vampire ! Ça la perturbe
    Et la trouble, ce lien
    De parenté un peu vexant…
    Elle n'est pas si petite
    En tueuse de poulpe géant !
    ...................................

    Le Snorque aussi médite,
    Accablé de chagrin. Le sable
    Et la mer à ses pieds
    Il se promène, misérable,
    Au soleil de juillet.

     

    Chapitre 9

    Va comme cette eau courante
    Amour va la vie est lente
    Passent les jours les semaines
    Faut il que je me souvienne
    Vienne la nuit passe l'heure
    Les jours s'en vont je demeure

    La tête basse il soliloque
    Arpentant la jetée.

    Traversant le bazar, le Snorque
    Est alors arrêté
    Par une marchande tout sourire.
    Oui, c'est la Petite Mu
    Retrouvant son ami vampire !
    Elle en est toute émue.

    Chacun raconte ses succès,
    Ses malheurs. Il évoque
    Avec émotion le décès
    De la Demoiselle Snorque.

    - Voyons ne sais-tu pas que tes
    Pareils jamais ne meurent ?!
    Je saurais la ressusciter !
    - Petite Mu, ma grande soeur,
    Je t'en prie, retournons aux Dunes ! »
    Dit-il avec passion.
    - Embarquons ! Il me faut juste une
    Marmite et mes potions.
    Quant aux Rats, c'est de mon ressort :
    Un court anacyclique,
    "Alucard", pour lancer le sortEpisodes VII à IX
    Et beaucoup d'arsenic ! »

    A bord du "Matilda Briggs", c'est
    Le dernier des voyages
    Et la gloire, le bonheur, qui sait ?
    Tous, souhaitons-leur courage !

     (suite)


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