• J3 - Ossau face sud suite

    (Début de l'article)

    Difficile, a posteriori, de retrouver d'où mes photos du Pic du Midi d'Ossau ont été prises. Celle-ci du Pic d'Astu, je crois.

    J3 - Ossau face sudJ'ai ensuite repris mon cheminement de crête vers le col d'Astu (petite descente facile), puis remonté sur les contreforts du Pic de Canaourouye pour un tour d'horizon.

    Panorama du domaine skiable d'Astun, côté espagnol, au sud-ouest.

    J3 - Ossau face sud

    Vers l'est, les montagnes calcaires d'Ordesa.

    J3 - Ossau face sud

    Au nord, quatrième grand panorama du Pic diu Midi d'Ossau, depuis l'épaule du Pic de Canaourouye.

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     Gros plan du Pic du Midi d'Ossau.

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    Un chti selfie, une fois n'est pas coutume.

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    A partir de là, je quitte la crête, dans l'idée de rejoindre le cirque d'Anéou via le plaa de la Gradillère. Pas de chemin balisé, mais par ce beau temps, pas moyen de se perdre !

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    Au fur et à mesure de ma rotation, la face sud du Pic du Midi d'Ossau change lentement de physionomie. Ses différents sommets commencent à s'individualiser.

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    Sous le soleil, il fait soif. Pas loin du Pic de la Gradillère, un filet d'eau sourd au fond d'un ravin. Tellement peu qu'il est impossible de le récolter avec mes bouteilles. Sur un petit ressaut, une partie de l'eau emprunte une plante et forme un goutte-à-goutte. J'installe ma bouteille dessous, puis m'ingénie, en déplaçant quelques cailloux, à favoriser le débit qui s'y dirige. Il est 13h30 passé, le soleil est au zénith. Je me pose dans un petit coin d'ombre et bouquine tranquillement pendant que ma bouteille se remplit lentement.

    Une bonne demi-heure après, mon coin d'ombre s'est rétréci, mais j'ai gagné 1/2 litre. Je reprends la route et découvre le cirque d'Anéou.

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    Autant voire plus de pastoralisme côté Anéou que côté Bious. Je contourne précautionneusement un troupeau de brebis sans effaroucher le patou.

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    Le Pic du Midi d'Ossau reparaît. D'ici, il est carrément devenu bifide.

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    Beaucoup de pottokak (c'est apparemment le pluriel de pottok) et de vaches dans le cirque d'Anéou. (On me dit que le pottok est basque, et non béarnais. Bon, autant pour moi...)

    L'herbe est rasée, la pelouse envahie de bouses et crottins à différents stades de désagrégation. Autant dire que ce n'est pas l'enchantement espéré.

    Alors je choisis de traverser rapidement et de remonter sur le flanc nord du cirque d'Anéou, sans trop savoir si je vais rejoindre le Col de Soum de Pombie, à l'est, ou le lac de Peyreget, à l'ouest, pour mon bivouac.

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    Dès que j'ai repris un peu de hauteur, le plaisir revient. En vérité, ce cirque d'Anéou déroule un paysage bien sympathique.

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    Pendant un bon moment, je remonte vers le col de l'Iou. Contournement à marche forcé d'un nouveau troupeau de brebis sans alerter le patou. Et puis je me dis qu'il risque d'y avoir d'autres randonneurs bivouaquant autour du lac de Peyreget, sans parler des troupeaux, alors que je préférerais me trouver un coin à moi. Changement d'avis : je bifurque vers l'est à hauteur du col des Arazures et dégote un coin de prairie plat et relativement propre.

    Parfait pour ce soir. J'attends la fin de journée tranquillement assis sur un rocher, tandis que les nuages montent peu à peu depuis la vallée.

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    A 19h, plantage de la tente.

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    Dîner lyo ; et peu de temps après, les nuages débordent depuis le col d'Anéou. Très rapidement je me retrouve en plein brouillard.

    Je m'installe dans la tente - la température a vite chuté - et continue à bouquiner en attendant que la pénombre m'en empêche. Voyage au bout de la nuit. C'est censé être un grand chef d’œuvre ; je n'ai pas le déclic. Enfin il faut l'avoir lu... Dans le genre expression de la frustration, préférer les Carnets du sous-sol, de Dostoïevski. Incroyables. Ou comment se sentir mortifié par le simple fait que 2+2 fasse 4. Et si je veux, moi, que 2+2 fasse 5, là, maintenant, tout de suite.

    Bruits de clarines... Je sors la tête : quelques vaches surgissent dans la brume. Pourvu qu'elles ne s'arrêtent pas ! Et pourvu qu'elles ne se prennent pas les pattes dans les fils de la tente.

    Si tu veux faire mon bonheur, Marguerite, Marguerite, si tu veux faire mon bonheur, Marguerite, va voir... ailleurs !

    Une heure plus tard, j'aimerais dormir, mais les bestioles sont toujours là. Je sors évaluer la situation à la frontale. Elles sont une dizaine. Certaines sont couchées, d'autres broutent encore, tout autour de moi. Je tente de les effaroucher en agitant un bâton de marche. Aucun succès. Pour une qui s'enfuit et deux qui s'écartent sur quelques mètres, il y en a autant qui restent apathiques, sans parler de celle, un peu plus vindicative, qui a plus ou moins l'air de me défier. Manquerait plus qu'elle charge la tente... Je me résigne.

    Boules quiès. Mais ça n'étouffe pas le bruit. Argh ! Ça va pas le faire !

    (Jour suivant - face est)

     


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