• J4 - Hardangervidda : la Veig suite

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    Adieu à la Veig au bout d'un kilomètre. Le chemin monte à travers le bois de bouleaux.

    J4 - Hardangervidda : la Veig suite

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    Et là, l'erreur. Me trompe d'embranchement. Je grimpe une crête (Vetlasåta), je m'entête, je m'essouffle. Arrivé au sommet, faut bien que je me rende à l'évidence.

    Pas question de faire demi-tour. Je scrute la vallée encaissée que je surplombe. Tant pis, je couperai tout droit.

    Mais avant de descendre je trouve... ça.

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    C'est seulement en classant mes photos au retour du trek que j'ai réalisé que ce n'était pas un bois de renne (dendritique !). Un élan ? J'ignorais qu'on pouvait en trouver dans le Hardanger.

    Bon je descends. Pas une partie de plaisir. Je comprends pourquoi le hors piste se pratique surtout dans les pays désertiques (l'Islande...). La végétation n'est pas très haute, mais elle est d'autant plus dense qu'elle se développe à ras de terre. Racines traitres, bois morts, glissants ou pourrissant, arbustes épineux...

    Vingt fois je manque de me tordre la cheville. Une demi-heure plus tard, couvert d'égratignures, j'émerge.

    Je retrouve le balisage à la cabane de Djupsgila.

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    Encore un torrent rôse. Le Berdølo.

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    Quand on s'promène au Berdølo
    Comm' tout est beau,
    Quel renouveau !
    Paris au loin nous semble une prison,
    On a le cœur plein de chansons.
    L'odeur des fleurs
    Nous met tout à l'envers
    Et le bonheur
    Nous saoule pour pas cher !

    Et ouais... Tiens c'est chanté par Jean Gabin.

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    Au hameau de Berastøl, qu'est-ce qui réapparait au-dessus des collines proches ? La balise Hardangerjøkulen.

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    Une longue côte de deux kilomètres et de 250 m de dénivelé pour éviter le grand marais de Hallamyrane. Ça fait 7 heures que je crapahute et je suis vanné comme jamais.

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    Le Hardangerjøkulen, donc. Il va bientôt falloir décider si je le contourne par l'est ou par l'ouest. J'ai les deux itinéraires dans mon GPS. Ou tout droit ?

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    Bah non, j'ai bien une paire de crampons légers dans le sac, mais pas faits pour les fortes pentes. Je pourrais à la rigueur remonter les langues de glaces crevassées qui mènent au plateau sommital, mais quid de la descente de l'autre côté ?

    En attendant, faut que j'avance. Ce soir je suis vraiment loin de mon objectif : dépasser la hytten de Liset et rejoindre le bord du lac de Isdalsvatnet. Il faut faire attention à ne pas se perdre, aussi : à proximité de la "civilisation", les chemins secondaires se multiplient et le marquage est un peu aléatoire.

    Au fond de la vallée, l'imposante Bjoreio, et la cascade de Fetafossen.

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    Il est 18 heures, et je ne suis pas encore au pont de la Bjoreio. Je me rends à l'évidence, je n'ai pas le temps ni l'énergie pour traverser les villages et remonter jusqu'à l'Isdalsvatnet. Je prends un petit chemin latéral pour m'écarter du passage. Je me rapproche de Fetafossen.

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    Le bivouac, dans une clairière avec vue sur Fetafossen, n'est pas si mal, même s'il n'y a pas, pour la première fois du trek, de spot de baignade.

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    Le soir venu, petit tour en face de Fetafossen pour une photo de la cascade au coucher du soleil.

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