• J4 - Maelifellssandur (suite)

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    « So far away from L.A., so far ago to Frisco. »

    J4 - Maelifellssandur

    En approche du Maelifell. Faut-il passer à gauche (comme la piste) ou à droite ? J’opte pour le plus court – la droite. Une petite rivière à traverser avant d’y arriver.

    J4 - Maelifellssandur

    Le vent tombe complètement. J’en profite pour déjeuner.

    Sur la piste pas loin, une 4x4 me croise. Puis une autre, dont un passager me fait un petit signe. Rencontre de type 5, dans la classification de Hynek. J’arrête le chrono : 69 heures de solitude, record pulvérisé !

    Tiens, Tom, Bert et William...

    J4 - Maelifellssandur

    A nouveau un gué. Obligé de déchausser.

    J4 - Maelifellssandur

    A certaines périodes, ce désert doit prendre l'allure d'un bord de mer, abandonné par la marée... Et, à d'autres moments, d'un marécage.

    J4 - Maelifellssandur (suite)

    Les kilomètres s’accumulent – je ne chante plus.

    J4 - Maelifellssandur

    Le vent repart de plus belle. Et maintenant je navigue au près, j’en prends plein la figure. Pour ne pas trop me faire sabler les yeux, j’avance le long de la piste, courbé, penché ; l’œil droit fermé, l’œil gauche ouvert par intermittence, surveillant les traces des pneux pour me diriger sans lever la tête. De temps en temps, un tourbillon de poussière m'invite dans sa valse, m'obligeant à quelques longs moments d'apnée.

    Je ne dirais pas non à un peu de co-voiturage, mais évidemment, plus aucune 4x4 ne passe...

    Toujours à ma gauche les glaces du Mýrdasjökull coiffant Miss Katla.

    J4 - Maelifellssandur

    La Katla... Ma voisine de gauche pour un bon moment. Le plus dangereux volcan en activité d’Europe, l’un de ces volcans capables à eux tout seuls de faire reculer le réchauffement climatique de quelques décennies.

    Enfin, je me rapproche des montagnes, je sors du sable. Me voilà au bord de la Kaldaklofskvísl.

    J4 - Maelifellssandur

    Rivière équipée d’une passerelle : je rejoins l’itinéraire classique du laugavegur.

    J4 - Maelifellssandur

    J4 - Maelifellssandur

    Et un peu plus haut dans la vallée, c'est le refuge-camping de Hvanngil.

    J4 - Maelifellssandur

    Bien content d’arriver tôt, avant les trekkeurs du laugavegur, pour investir le coin lavabos. J’hallucine en me regardant dans la glace. Traînées noirâtres sur tout le visage, le cou, les bras ; yeux rouges et gonflés. Bien vu d'avoir programmer une halte dans ce lieu "civilisé" à la sortie du désert... Il est bon de pouvoir prendre une longue douche. A Hvanngil, l’eau chaude n’est pas contingentée, j’en profite à fond !

    A demain !

    J4 - Maelifellssandur (suite)

    (J'écris cet article ce 30 août - mort de Marc Riboud. L'original est LA bien sûr.)

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