• J5 - Emstruá (suite)

    (Début de l'article)

    J’avais la vague idée de contourner la Litla-Mófell, mais ça ne me botte pas trop vu d’en haut. Pas complètement sûr que ça passe et route peu sympathique : du caillou, des pentes raides et pas plus de panorama. Quant à essayer de passer par la Fremri-Emstruá, ça vaudrait vraiment le coup, mais si ça coince c’est 24 heures dans la vue.

    Au final, je reprends la vallée de l’Innri-Emstruá.

    J5 - Innri-Emstruá

    J5 - Innri-Emstruá

    De nouveau l'odeur de soufre, sous le vent du volcan.

    J5 - Innri-Emstruá

    J5 - Innri-Emstruá

    Puis je longe les Mófjöll sans retourner directement au laugavegur.

    J5 - Innri-Emstruá

    Derrière moi, le Torfajökull - d'où j'arrive.

    J5 - Innri-Emstruá

    Droit devant, le Tindfjallajökull.

    J5 - Innri-Emstruá

    Et à ma droite, le Hattafell, sommet symbole du laugavegur, qu’on voit dès qu’on sort de Thórsmörk.

    J5 - Innri-Emstruá

    Le temps devient peu agréable, venteux et humide. On sent que la pluie n’est pas loin. (Il est 14h : elle est en retard !)

    Je me rapproche du canyon de la Markarfljót - et de la trace du laugavegur.

    J5 - Innri-Emstruá (suite)

    Une descente bien raide et c'est l'arrivée au refuge d’Emstrur (Botnar).

    J5 - Innri-Emstruá

    Ce gros refuge est installé en pleine zone de cendres noires, au bord d’un petit ravin de verdure où se blottissent les tentes, à l’abri du vent. Je monte la mienne… et il pleut !

    Le reste de l'après-midi à bouquiner. La montagne magique. Acheté un peu au hasard, dans ma librairie préférée. J'ai échappé à Dune et failli prendre la captive aux yeux clairs (4ème de couv' très accrocheuse !).

    Bien plus accessible que la mort à Venise... (Et puis sur 900 pages tu peux te permettre de sauter quelques paragraphes ;-)

    Une réflexion (entre autres thèmes) sur la subjectivité du temps qui passe.

    Très connecté à mes expériences islandaises. Le temps qui s'effiloche, à écouter au bivouac la pluie tomber ; le temps qui se dilate, dans la zénitude de la traversée du désert ; celui qui se condense, dans le stress d'un passage de gué un peu chaud.

    Le temps a certes une dimension métronomique. Il a manifestement aussi une densité. Qui s'exprime, selon moi, sur deux axes.

    Sensations.

    Émotions.

    (Jour précédent) (Jour suivant)


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