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    J3 - Hardangervidda : Hårteigen suite

     Et j'arrive donc aux chalets de Viersdalen.

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    Passage à gué de la Viersdølo. Comme il est midi et que c'est la quasi-canicule, je m'arrête à l'ombre d'un chalet, déjeune et bouquine une heure.

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    Une option était de quitter le chemin balisé pour descendre la Viersdølo puis l'Oblogo. Je choisis de continuer vers Hadlaskard pour bénéficier de meilleurs points de vue, sur une crête entre les marais de Kyrkjesteinsbekken et de Kvannabakkane.

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    Et voilà la hytten de Halaskard.

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    Traversée de la Veig sur un pont. Elle n'est pas très haute en ce moment mais ça doit être bien différent au printemps. 

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    Le chemin évite les marais : au lieu de longer la Veig, il remonte la colline de Hallarskarhalsen. Dernière vue sur le Hårteigen.

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    Une fois de plus en fin d'après-midi j'en ai plein les pattes. Je multiplie les arrêts, repars à l'énergie, essaye de me motiver en me fixant des objectifs et en calculant ma vitesse à l'aide du GPS. Il s'agit d'atteindre ce soir la hytten de Hedlo.

    Heureusement ce n'est plus que de la descente, sur de grandes dalles rabotées par les glaciers.

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    Me revoilà au bord de la Veig, au niveau du marais de Rjotemyrane.

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    La rivière me tend les bras, je ne pense plus qu'à m'y baquer. Tant pis, je m'arrête un kilomètre avant Hedlo. C'est trop bien ici : plage privée et placers à multebear !

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    La plus belle baignade du trek : la fraîcheur de la Veig sur mon corps bouillant a un effet quasi orgasmique. Je barbote jusqu'aux rapides, reviens sur le bord pour essayer d'immortaliser le moment.

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    Ensuite, cueillette des multe.

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    J'en ramasse en quantité !

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    Dîner. Un pécheur hollandais vient bavarder avec moi (on l’aperçoit au bout de la plage, sur la photo du bivouac). Il me dit qu'il n'a rien pêché depuis hier, et qu'il va devoir se contenter d'un lyophilisé, comme moi. Je lui montre ma récolte. Il connait le nom anglais, cloudberry. En Français, ça ne s'appelle pas... Enfin il y a quand même un nom québecois : plaquebière, déformation de plat-de-bièvre - en gros, baie de castor !

    J'en mélange la moitié à mon dessert lyo - aujourd'hui yaourt à la framboise - et mange l'autre moitié nature jusqu'à m'en écœurer.

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    Beau, beau, beau ! Je vais avoir traversé tout le Hardangervidda sous le soleil ! Et crois-moi, c'était pas gagné. Combien de blogs racontent l'humidité et le brouillard ?

    Tandis que je replie la tente, mon nouvel ami hollandais est déjà à crapahuter sur l'autre rive, cane à pêche à la main en (très...) petite tenue. C'est un dingue.

    Je descends la Veig.

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    Qu'est-ce que ç'aurait été agréable de bivouaquer à proximité de ces baignoires et de ces spas ; mais il n'y a pas à regretter ma soirée d'hier. Et d'ailleurs, pas de coins à multe par ici.

    J4 - Hardangervidda : la Veig

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    Elle est belle, belle, belle, la Veig, n'est-ce pas ? Mais tu l'imagines rugissante, à la fonte des neiges ?

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    Je passe à proximité de la hytten de Hedlo.

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    Encore un kilomètre au bord de la Veig, puis le chemin s'en écarte et remonte une petite vallée au pied du Kjeshovden pour éviter quelques marais impraticables au printemps.

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    Chaque fois que c'est possible, la route est tracée sur les dalles de granite.

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    Je ne suis pas attentif : j'avais prévu de continuer à monter vers le Fljotdalsfjellet et à la place je redescends vers la Veig. Quand je m'en rends compte, j'ai la flemme de faire demi-tour. Le chemin par Viveli ne fait guère qu'un kilomètre de plus et avec moins de dénivelé.

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    Et le Fljoto, le torrent  qui débaroule vers la Veig est aussi joli que celle-ci, avec son granite alla Trégastel !

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    Retour au bord de la Veig. Et je sors du Parc National du Hardangervidda.

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    Le petit village de Viveli. C'est décidément bien le Onen, à l'arrière-plan.

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    Cascade sur la Vivo, juste avant qu'elle se jette dans la Veig.

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    Étonnant, ce village de Viveli, aux nombreuses maisons colorées. Électrifié, certes, mais pas d'accès routier. Chouette coin de vacances scandinaves.

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    Adieu à la Veig au bout d'un kilomètre. Le chemin monte à travers le bois de bouleaux.

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    Et là, l'erreur. Me trompe d'embranchement. Je grimpe une crête (Vetlasåta), je m'entête, je m'essouffle. Arrivé au sommet, faut bien que je me rende à l'évidence.

    Pas question de faire demi-tour. Je scrute la vallée encaissée que je surplombe. Tant pis, je couperai tout droit.

    Mais avant de descendre je trouve... ça.

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    C'est seulement en classant mes photos au retour du trek que j'ai réalisé que ce n'était pas un bois de renne (dendritique !). Un élan ? J'ignorais qu'on pouvait en trouver dans le Hardanger.

    Bon je descends. Pas une partie de plaisir. Je comprends pourquoi le hors piste se pratique surtout dans les pays désertiques (l'Islande...). La végétation n'est pas très haute, mais elle est d'autant plus dense qu'elle se développe à ras de terre. Racines traitres, bois morts, glissants ou pourrissant, arbustes épineux...

    Vingt fois je manque de me tordre la cheville. Une demi-heure plus tard, couvert d'égratignures, j'émerge.

    Je retrouve le balisage à la cabane de Djupsgila.

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    Encore un torrent rôse. Le Berdølo.

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    Quand on s'promène au Berdølo
    Comm' tout est beau,
    Quel renouveau !
    Paris au loin nous semble une prison,
    On a le cœur plein de chansons.
    L'odeur des fleurs
    Nous met tout à l'envers
    Et le bonheur
    Nous saoule pour pas cher !

    Et ouais... Tiens c'est chanté par Jean Gabin.

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    Au hameau de Berastøl, qu'est-ce qui réapparait au-dessus des collines proches ? La balise Hardangerjøkulen.

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    Une longue côte de deux kilomètres et de 250 m de dénivelé pour éviter le grand marais de Hallamyrane. Ça fait 7 heures que je crapahute et je suis vanné comme jamais.

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    Le Hardangerjøkulen, donc. Il va bientôt falloir décider si je le contourne par l'est ou par l'ouest. J'ai les deux itinéraires dans mon GPS. Ou tout droit ?

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    Bah non, j'ai bien une paire de crampons légers dans le sac, mais pas faits pour les fortes pentes. Je pourrais à la rigueur remonter à vue les langues de glaces crevassées qui mènent au plateau sommital, mais quid de la descente de l'autre côté ?

    En attendant, faut que j'avance. Ce soir je suis vraiment loin de mon objectif : dépasser la hytten de Liset et rejoindre le bord du lac de Isdalsvatnet. Il faut faire attention à ne pas se perdre, aussi : à proximité de la "civilisation", les chemins secondaires se multiplient et le marquage est un peu aléatoire.

    Au fond de la vallée, l'imposante Bjoreio, et la cascade de Fetafossen.

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    Il est 18 heures, et je ne suis pas encore au pont de la Bjoreio. Je me rends à l'évidence, je n'ai pas le temps ni l'énergie pour traverser les villages et remonter jusqu'à l'Isdalsvatnet. Je prends un petit chemin latéral pour m'écarter du passage. Je me rapproche de Fetafossen.

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    Le bivouac, dans une clairière avec vue sur Fetafossen, n'est pas si mal, même s'il n'y a pas, pour la première fois du trek, de spot de baignade.

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    Le soir venu, petit tour en face de Fetafossen pour une photo de la cascade au coucher du soleil.

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