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    J5 - Orages sur le Hardangerjøkulen

    Les oliviers sont bleus ma p'tite Lisette
    L'amour joyeux est là qui fait risette
    On est heureux Nationale 7

    J5 - Orages sur le Hardangerjøkulen

    Traversée de la Bjoreio, traversée de la Route Nationale 7. (Je n'invente pas ! C'est la route Oslo-Bergen.)

    J5 - Orages sur le Hardangerjøkulen

    Je pénètre dans Liset, passe à la hytten pour acheter des cartes postales et demander les prévisions météo. L'hôtesse a la gentillesse d'aller les imprimer sur Internet. Elles sont excellentes ! Quasiment que du soleil, et juste un épisode de fort vent dans deux jours.

    Provision d'eau et c'est reparti.

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    Le chemin, tracé dans les bouleaux, longe le torrent Isodølo puis part à l'assaut des plateaux.

    J5 - Orages sur le Hardangerjøkulen

    Je surplombe l'Isdalsvatnet où j'imaginais bivouaquer la veille. Vu les marais qui l'entourent, pas sûr que j'aurais pu.

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    La cote du pont sur la Bjoreio était de 690. Je remonte sur les plateaux du Grytetjornane, à 1000-1100 m. Pas trop dur, le sac s'est fait moins lourd et j'ai retrouvé mes jambes.

    Bonjour les gigots.

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    Ce n'est plus le Hardangervidda ("le plateau du Hardanger") depuis que j'ai passé la rivière : c'est le socle du Hardangerjøkulen (soit le "glacier du Hardanger"). 

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    Gros plan sur l'Isdøleskåka, une langue glaciaire bien diminuée par le réchauffement climatique.

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    12h30. Il fait beau mais les nuages lenticulaires laissent présager un changement de temps.

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    14h30. Les nuages de pluie sont arrivés avec une rapidité spectaculaire.

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  • (Début de l'article)

    Pour l'instant ils m'évitent mais j'ai peu de chance d'y couper.

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    Il n'y a pas plus impressionnant qu'un gros orage en montagne. Pas rassuré je suis ; sur le plateau il n'y a que moi qui dépasse...

    En août 2016, 300 rennes avaient été foudroyés simultanément sur le Hardanger... Flippant. Si l'orage me rejoint, je m'accroupirai, autant que possible dans un coin sec, et attendrai que ça passe. Rien d'autre à faire !

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    Tonnerre. Je compte. Un, deux, trois. Un kilomètre. Un, deux... Par chance, le premier grain passe à ma droite et le suivant à gauche. Ensuite un temps grisâtre s'installe, mais il n'y a plus d'éclairs.

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    Je marche plein est, fais une incursion sur la crête au nord pour un coup d’œil au Hardangerjøkulen. La langue glaciaire de droite est la Vestra Leirebotsskåka.

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    Exercice, avec un œuf dur dans la bouche. Prononcer dix fois Vestra Leirebotsskåka.

    Je surplombe le Sysenvatnet, un lac de barrage.

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    Puis descente sous la pluie dans la vallée de la Leiro, qui va me permettre de remonter au nord.

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    Les marais d'Øyane.

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    Mais d'abord, traverser la violente Leiro, sur un pont bancal...

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    Une deuxième série d'orages. Cette fois-ci ils sont pour moi. Je trouve à m'abriter, quasiment au sec, sous une falaise en surplomb. Je pense à installer le bivouac, mais il n'est pas 17 heures et je ne veux pas allonger l'étape de demain.

    Je patiente sous mon rocher, repars dès que les éclairs s'arrêtent.

    Je vise un lac sans nom, le lac "cote 1026". La pluie me laisse un répit, juste le temps de monter la tente.

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    Retour d'une pluie battante.

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    La magie de la météo scandinave... Et s'il y avait un jour où il fallait qu'il fasse beau...

    J6 - Soleil sur le Hardangerjøkulen

    Je n'avais pas pu profiter de mon spot de baignade hier soir ; je me rattrape. Mais le moindre mouvement brusque brise la limpidité de l'eau, soulève un peu de vase et des myriades de débris d'algues. Je me lave, mais pas de crawl ce matin.

    Je vais rester sur la Leiro une bonne partie de la journée. Elle draine toutes les eaux issues du sud-est du Hardangerjøkulen, et forme en contre-bas une série de lacs et de marécages : Leirbotn.

    J6 - Soleil sur le Hardangerjøkulen

    La fameuse Vestra Leirebottskåka est juste en face. (Tu la tiens maintenant ? Attention, le å se prononce o, pas de grossièreté.)

    J6 - Soleil sur le Hardangerjøkulen

    J6 - Soleil sur le Hardangerjøkulen

    Derrière-moi : les marécages de Leirbotn et Øyane.

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    Nouvelle langue glaciaire, la... Leirebottskåka. De l'ouest.

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    Soit la Austra Leirebottskåka. Salut les gigots.

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    Joli panorama, avec aux extrémités les deux Leirebottskåka. Dommage qu'entre les deux les contreforts du Hardangerjøkulen bloquent la vue sur le dôme glaciaire.

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    De mon côté de la Leiro et du beau lac Skåltjørna, les torrents forment de jolies vasques dans le granite. On s'y vautrerait bien, mais l'eau est glacée !

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    Le Skåltjørna.

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    Il s'agit de traverser la Leiro. Pas de ponts sur cette étape classée "haute montagne" par la DNT. Elle est certes moins puissante, en amont des Leirebottskåka, mais le couple devant moi, qui part bille en tête dans les rapides, a tout de même mal choisi son gué.

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    Un peu en aval, je traverse en crocs une Leiro bien plus calme, sans risque de chute ni d'entorse.

    Défaut de balisage. Je fais l'erreur de suivre un chemin cairné vers un autre lac (lac "cote 1172"). Quand je m'en rends compte, je décide de grimper dans la pente au plus près du torrent. Belle bavante, avec pause déjeuner au milieu.

    Quelques nuages commencent à encombrer le ciel. Je rejoins le chemin balisé qui me mène droit vers une nouvelle traversée de la Leiro.

    J6 - Soleil sur le Hardangerjøkulen

    C'est violent... Beaucoup de courant. Rendu aux rochers du milieu, je m'aperçois que les derniers mètres sont profonds. Je les sens pas... Ça m'a l'air plus sûr plus haut. Je remonte en pataugeant. Mon pied gauche glisse au fond d'un trou, quelques pierres dégringolent. Je me stabilise sur la jambe droite, tire la jambe gauche... Coincée ! Variante sur le thème du film de Danny Boyle, 127 heures ?

    J'ai le temps de m'imaginer en épigone d'Aaron Ralston, me découpant le genou à l'Opinel une fois la cheville glacée...

    Oui bon, je vais plutôt m'asseoir le cul dans l'eau, trouver le bon angle et tirer violemment. Quelques cailloux s'écartent, la sangle de la croc se détache et la jambe s'extirpe... Au point où j'en suis, je fouille un peu pour récupérer ma croc fétiche. Je finis de remonter et traverse la deuxième partie du torrent sans autres encombres. Pantalon trempé, ainsi que le bas du sac mais pas de dégâts.

    Je suis à la source de la Leiro, deux lacs sans nom en enfilade.

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