• Une boucle de 6 heures qui permet de découvrir le Désert de Platé, l’une des plus grandes zones de lapiaz des Alpes.

    Le Désert de Platé en boucle

    On part de Praz-Coutant (ou de Plaine-Joux). Très vite on se retrouve au pied des falaises urgoniennes. Comment va-t-on se frayer un chemin jusqu’aux plateaux ?

    Le Désert de Platé en boucle

    C’est une vraie quête, on ne le découvre qu’au dernier moment, quand on se retrouve au pied d’un couloir austère mais finalement pas si raide qu’il semble.

    Les Egratz

    Les Egratz

    On se hisse et nous voilà sur le plateau ! Parmi les chalets de Platé, typiques d’un alpage haut-savoyard, on passe à proximité du refuge du Club Alpin. On peut bien sûr s’y arrêter pour une collation. Attention, pas d’eau disponible pour les randonneurs !

    Chalets de Platé

    On continue la route vers le col de la Portette qui va nous permettre de franchir les crêtes.

    Col de la Portette

    Vision de la partie ouest du Désert.

    Le Désert de Platé

    Le Désert de Platé en boucle

    Sur plusieurs jours (mais attention à la gestion de l’eau !), on pourrait approfondir la découverte, aller vers les chalets de Sales, rechercher des fossiles vers les Salamanes.

    Comme toujours dans les calcaires, on croise une flore très variée, orchidées, chardons, arnicas des montagnes etc.

    Chardons

    Arnica

    Nous voilà au Dérochoir, face au Mont-Blanc.

    Mont-Blanc depuis le Dérochoir

    Le passage est spectaculaire, avec chaînes et pitons. Pas difficile, mais il ne faut pas se laisser impressionner. Probablement un peu plus compliqué sur sol mouillé !

    Aux Ayères des Pierrières, alléluia ! Un point d’eau : un grand bassin pour refaire le plein, s’asperger, etc ! On suit le chemin dans les alpages qui nous ramène vers Plaine-Joux, pour observer les départs de parapentistes, et on retourne à Praz-Coutant.

    Une autre rando en Pays du Mont-Blanc ? C'est là !


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  • Encore une rando qui permet de sortir des sentiers battus : il n'y a pas de chemin balisé qui mène à la Pointe Noire de Pormenaz, pourtant un magnifique belvédère du Mont-Blanc.

    En été, on peut faire une belle boucle. Nous partons du Mont, sur la comune de Servoz. C'est le même point de départ que pour le barrage de la Bajulaz (autre article à ne pas manquer !). Le sentier vers les Chalets de Pormenaz traverse le torrent du Souay puis part à flanc de montagne dans les pierriers. Et nous voilà maintenant en longs zig-zags dans les épicéas. Belles vues sur la plaine et, en face, sur le village de Vaudagne.

    Vaudagne

    Chut ! Pas de bruit si on veut croiser quelques animaux. Un chamois pas farouche !

    Chamois

    Chamois

    Chamois

    Nous atteignons les Chalets de Pormenaz. La plupart sont rénovés ; beau site de vacances !

    Chalets de Pormenaz

    On continue encore un moment sur le chemin du lac, et puis, allez ! on part en hors piste vers les crêtes. Le brouillard est là, on ne bénéficiera pas forcément de la vue. les chalets de Chavanne Neuve sont à peine visibles.

    Chavanne Neuve

    Nous voilà maintenant juste sous l'arête de Pormenaz, à louvoyer entre quelques petits lacs, ou plutôt des grosses mares où s'abreuvent les moutons.

    Pormenaz, été ou printemps

    Pormenaz, été ou printemps

    Arrivés à la crête, la combe de Rochy se dévoile, ainsi que la vallée de la Diosaz, mais pas le Mont-Blanc, toujours dans les nuages.

    Combe du Rochy

    Il reste à rejoindre le sommet, la Pointe Noire de Pormenaz, quelques mètres où il faut s'aider des mains.

    Pointe Noire de Pormenaz

    On est à 2323 m. Pour redescendre en boucle, on va rejoindre le lac de Pormenaz.

    Lac de Pormenaz

    Lac de Pormenaz

    La descente directe n'est pas très aisée, mais on arrive à l'opposé du chemin et des touristes, alors profitons-en pour un petit bain, tant pis si l'on n'a pas apporté les maillots !

    Lac de Pormenaz

    Et pour finir, nous rejoignons la voiture par les Chalets du Souay.

    Chalets du Souay

    La vue du sommet nous a manqué, il faut revenir !

    Alors au mois de mars suivant, comme il n'y a plus beaucoup de neige dans les adrets en-dessous de 1800 m, on y retourne avec les raquettes ! Toute la montée vers les chalets se fait sans les chausser. Il serait d'ailleurs risqué de s'y aventurer dans la neige : il y a quand même pas mal de pente.

    Vers 1800 m, il faut mettre les raquettes. Voilà les Chalets, avec le Mont-Blanc cette fois-ci !

    Chalets de Pormenaz dans la neige

    Et encore le Mont-Blanc depuis l'arête.

    Mont-Blanc

    On redescend sagement par le même chemin. Le ravin du Souay est réputé très avalancheux.

    Une autre rando en Pays du Mont-Blanc ? C'est là !


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  • Depuis des années je crapahute dans la vallée de Chamonix, en été comme en hiver. Témoin, comme les autres amoureux du pays du Mont-Blanc, du recul des glaciers, voilà ma petite contribution iconographique.

    Je précise que je ne prends pas partie dans le débat sur l’origine anthropique du phénomène, ni sur son irréversibilité, ni sur son rapport avec l’effet de serre…

    Le glacier des Bossons serait la plus grande chute de glace des Alpes, droit du sommet du Mont-Blanc.

    Le recul du glacier des Bossons

    Quand j’était gosse, le glacier descendait encore jusqu'en bas de la combe qu'il avait lui-même créée, on le touchait, on grimpait dessus. Je n'ai pas de photos de l'époque.

    Chaque année ou presque, de 1993 à 2012, j’ai pris une photo de mes enfants avec en arrière-plan le glacier des Bossons, debout sur le même rocher. On les y voit grandir - ça ne vous regarde pas ! On y voit le glacier évoluer. Voilà quelques recadrages :

    Le recul du glacier des Bossons

    Le recul du glacier des Bossons

    Pendant cette période, le recul est finalement assez peu important. 5 ans après, le changement n’est pas encore très sensible.

    Le recul du glacier des Bossons

    En 2004, il y a des chamois dans la pente, je m’en approche et, tant qu’à faire, je monte toucher le front du glacier.

    Le recul du glacier des Bossons

    Le recul du glacier des Bossons

    Ça risque bien d’être la dernière fois…

    Le recul du glacier des Bossons

    Ça a bien reculé, et ça s’accélère : 1 photo par an :

    Le recul du glacier des Bossons

    Le recul du glacier des Bossons

    Le recul du glacier des Bossons

    Le recul du glacier des Bossons

    J’en ai gardé une pour la fin… 1990 ! La prise de vue n’est pas tout à fait du même endroit, mais comparez à 1993 (la 2ème photo de l’article) ! En l’espace de seulement 3 ans, la langue de glace a disparu ! Pire qu’en 2009-2012.

    Le recul du glacier des Bossons

    Encore une, der des der : 1900 ! Carte postale de l’école de glace. Le cadrage est assez semblable…

    Le recul du glacier des Bossons

    Il faut le dire honnêtement, le recul ne date pas d'aujourd'hui. Quant à en tirer une quelconque conclusion... Effet de serre ou rattrapage suite aux dernières périodes d'avancée...

    (Cinq ans après, je publie la suite - 2012-2017.)

    Une autre rando au Pays du Mont-Blanc ? C'est là !


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