Une fois de plus confronté à la rédaction d'une rando où il suffit de tourner en rond... L'île d'Hoëdic n'est pas grande, il y aurait largement le temps de faire deux fois le tour entre l'arrivée du bateau du matin et le départ de celui du soir. Prévoir de quoi bouquiner ou de quoi se baigner selon la saison !
Mais Hoëdic est magnifique et je suis confronté à un trop-plein de photos.
Déjà depuis le bateau (le Melvan, départ Quiberon), un vieux grément sympa.
Il faut dire que la semaine du golfe est pour la semaine prochaine, quelques jolis bestiaux sont arrivés avec un peu d'avance. Par contre, pas de dauphins pendant la traversée, il paraît qu'on en voit parfois.
Arrivée au port de l'Argol.
Dès que j'ai le pied sur la rive, je bifurque à droite (tour dans le sens anti-horaire). Deux minutes de marche et on est loin des maisons.
Il n'y a pas d'arbres sur l'île, hormis ceux entretenus par l'homme autour des maisons du village et quelques bosquets préservés. La végétation est typique des bords de mer, ici des liserons des dunes.
Il n'y a pas non plus de falaises sur Hoëdic, contrairement à sa grande sœur Houat. C'est une succession de longues plages et de pointes rocheuses dépassant de quelques mètres.
Un embarcadère bien mal en point :
Port Neuf, et j'approche de la pointe ouest.
Derrière moi, la côte nord et le village quelques mètres plus haut.
Me voilà tout à l'ouest, à la pointe du Vieux Château. Houat à l'arrière-plan.
On repart vers l'est et c'est l'île entière qui se dévoile.
Route au sud maintenant. Sur Portz Guen, une autre plante typique, la matthiole, ou giroflée des dunes.
Gros plan sur une fleur de giroflée :
Toujours ces grandes plages de sable blanc à marée basse.
Les parties rocheuses sont tout aussi sympa.
Un coup d'œil derrière moi...
... et je dépasse la pointe de Caspéraquiz.
De nouvelles fleurs apparaissent. Vipérines, orpins, pavots cornus...
Le pavot des sables est très toxique : à utilier dans un roman policier (un "Dix Petits Nègres" mode bretonne ?). Pointe suivante : Beg er Faut.
Avant d'y arriver, je pars en chasse photographique sur l'estran.
Je profite de la marée basse pour grimper sur les rochers tourmentés de Beg er Faut.
On aperçoit le parc d'éoliennes du Croisic au loin, l'île Madavoar, la balise de Roc'h Melen.
Sur Beg er Faut je dérange méchamment les goélands ; leurs nids ou leurs petits doivent être pas loin ; c'est attaque en piqué sur attaque en piqué, je me sauve !
Port de la Croix. C'est le port historique de l'île, plus ou moins abandonné suite à la création du port de l'Argol au nord. Il est aujourd'hui à moitié ensablé. Il reste quand même quelques possibilités de mouillage. Je choppe deux tadornes de Belon sur la jetée.
Après le port, c'est la plage de la Croix, probablement la plus grande de l'île.
Il me faut quitter le bord de mer sur 100-200 mètres, pour laisser la place aux gravelots à collier interrompu, espèce rare et menacée. Qu'est-ce que c'est que cet œil rond dans les fougères ?
A Beg Lagad, pointe nord-est de l'île, un vieux ketch passe lentement.
Sur la plage un peu plus loin, un couple tente de se baigner en lançant des cris d'orfraie tant l'eau est encore froide. Le port de l'Argol est en vue, la boucle est presque bouclée.
J'ai le temps de compléter par un petit tour au village et je rejoins le port en même temps que le Melvan.
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