Les roches déchirées entre Rilouet et Corn Héré - suite.
Côté terre.
Côté mer. Corn Héré, terreur des marins...
Un troll, tête de varan ?
Le même sur l'autre face. L'île de Keller en arrière-plan.
Corn Héré, paradis... des naufrageurs ?
La cale de Yuzin, protégée du noroît et du vent d'est. (OK, le montage panoramique ne vaut rien ; il faut que je trouve un logiciel plus performant.)
La suite, entre Beg Binigou et le Créac'h, toujours aussi spectaculaire.
Une étrange construction au sommet d'un roc. Ce sont les restes de la cloche sous-marine d'Ouessant. Elle a fonctionné de 1912 à 1919.
Si j'ai bien compris elle émettait un son régulier susceptible d'être entendu et interprété par les bateaux équipés de récepteurs acoustiques, jusqu'à une distance de 5 milles nautiques. Une technologie transitoire, à l'époque où l'on naviguait à l'estime et avant la généralisation des radars.
Le vent donne bien maintenant, et je commence à me tracasser pour mon bivouac. S'agit de trouver un endroit - plat - herbeux - sec - à l'abri du vent du nord-est - à l'écart des chemins. Cahier des charges compliqué. L'emplacement, l'emplacement, l'emplacement. Passé les bâtiments du musée et du phare, je tombe pile sur le coin parfait, au bout même de la pointe du Créac'h. C'est encore un peu tôt, je ne suis pas à mi-chemin du tour, mais compte-tenu des horaires du bateau j'aurai plus de temps demain. Je ne laisse pas passer l'opportunité. Je me pose, bouquine un peu en attendant le soir.
Jour un : 13 km, déniv +500 m. Rapidement il n'y a plus de visiteurs (on est en mars - et en semaine) : je monte la tente.
Puis j'explore les rochers qu'encore une fois une vieille passerelle de béton permet d'atteindre.
A l'ouest, la pointe du Pern et le phare du Nividic.
A l'est, le phare du Créac'h. Mon site de bivouac juste sous les rochers de droite.
Gros plan du roc et du phare du Créac'h.
La pollution a bien coloré le coucher du soleil.
Un bien chouette site de bivouac, non ?
Sauf que juste à ce moment, se ramènent une camionnette et deux gars qui déballent puis installent tout un matos, projos, câbles et même groupe électrogène. Arg, qu'est-ce que c'est que ça... Une rave-party à dix mètres de mon bivouac ?? J'interroge les deux manutentionnaires. En fait il s'agit d'une équipe de cinéma qui tourne quelques images sur l'île. Ils me rassurent : ils ont plusieurs sites de tournage cette nuit, ils auront remballé à 22 heures.
Bon... Pas grave. L'obscurité s'installe, le phare du Créac'h - le plus puissant de France - s'allume.
Les projos aussi s'allument. Et le groupe électrogène. Apparemment, ils filment la passerelle et les rochers côté mer. Mais bah, je me couche et m'endors sans difficulté, plus bercé par le bruit du vent et de la mer que par les cinéastes.
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