(Première partie de l'article)
Ibon bajo de los Batans.
Dernier col à passer, qui me ramènera en France : le col des Mulets. Il me paraît bien loin et bien haut. La lassitude revient.
Des ptites gentianes à shooter. Pas vu beaucoup de fleurs pendant cette rando tardive.
Je me mets en mode robot et avance pas à pas, sans plus penser à rien.
Et chemine lentement mais sans à-coup. Et arrive au col beaucoup plus vite que je ne l'envisageais !
C'est la 3ème fois que je passe au col des Mulets. La découverte de la face nord du Vignemale est toujours un grand moment.
Cette nuit, en principe, je vais coucher au refuge des Oulettes de Gaube. Il est fermé (hormis un dortoir et un coin salle à manger) depuis hier. Peut-être même y serai-je seul ?
C'est vrai qu'il est vide quand j'y arrive, mais rapidement surgissent 4 retraités (d'en bas) puis 2 randonneurs espagnols (d'en haut).
Je pourrais poser ma tente pour éviter la promiscuité mais le brouillard s'installe en fin d'après-midi, ce qui me dissuade de m'installer dans l'humidité (la nuit d'hier m'a suffi !).
Dans la nuit, une fois de plus je me lève pour quelques expériences photographiques - le brouillard a disparu - : la silhouette du Vignemale et les reflets de la lune sur les glaciers.
Je n'aurai finalement pas mal dormi - pas de ronfleur invétéré - ou le confort du matelas et des couvertures a compensé. Il ne fallait pas rater ça : le soleil se lève sur le Vignemale.
Ne reste plus qu'à descendre rejoindre Pont d'Espagne. Le ciel devient laiteux, j'aurai bien profité du soleil.

Retour à la zone des conifères, passage au lac de Gaube.
Il me revient que je n'ai pas pu encore caler ton traditionnel pink-moment. Il était temps.
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